Je suis morte le 11 janvier 2026, voilà déjà une semaine, illuminée par le soleil de ce dimanche, lavée par mes larmes.
Une traversée inconfortable et pourtant fabuleuse !
Mort d'une part cérébrale par implosion.
Je suis morte à la vie professionnelle telle que je l'ai vécue. Du moins, je l'ai enfin accepté…
Je suis morte à ma vie sociale telle que j'ai tenté de la maintenir. Echec et mat.
Je suis morte face aux réseaux sociaux, depuis bien longtemps déjà.
Je suis, enfin, morte à la vie amoureuse, devenue pure fantasme.
Je suis morte au rêve d'harmonie joyeuse entre mes 2 chats.
Je suis morte à l'idée de vivre comme je continuais à le faire.
Je suis morte à ma maternité.
Je suis morte à mon enfance et à la relation à ma mère.
Je suis morte à ma fratrie et je suis morte à mes relations amicales.
Je suis morte aux engagements que j'ai pris avec moi-même et tous les autres.
Je suis morte chaque soir pour renaître chaque matin. Je me fais ainsi le cadeau de découvrir ce que cette nouvelle journée va m'offrir de vivant.
Je meurs chaque jour, façon "Egypte Antique", dans le mythe d'Isis et Osiris.
Je m'endors avec Atoum, je me lève avec Thorkhep.
Je file le jour au gré de l'inspiration.
Tout est nouveau depuis ce territoire des morts, tout est fiction et romanesque.
Morte, je suis libre, et sans attente. Morte, je revis.
Un jour je quitterais cette enveloppe corporelle pour de bon et je serais peut-être alors une morte "alignée".
Je laisserais mon corps redevenir poussière et humus pour rejoindre la nature qui m'a nourrie et accueillie.
Juste retour des choses !
Mon esprit peut s'éteindre. Il ne sert à rien, en soi. Mon cœur est déjà en paix. Mon âme pourra s'envoler où son chemin la mène, que ce soit un paradis, un enfer ou un trou noir.
Parce que sa propre mort est une fenêtre sur une autre manière de vivre.
Tous mes silences seront devenus alors une évidence, dans la continuité de ma vie de morte.
Texte inspiré de mes lectures récentes et en cours : Entre les 5 tomes "RAMSES" de Christian JACQ et "Les Thanatonautes" de Bernard WERBER, ma plume vagabonde.
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